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Posts Tagged ‘Hemina’

Dans mon panier (Aout 2014#1)

18 septembre 2014 1 comment

Avec un léger retard, voici un petit aperçu de quelques acquisitions du mois d’août. Il s’agit (c’est un pur hasard) des albums dits « sophomore » (terme anglophone signifiant le deuxième) du groupe australien Hemina, des italiens de Flashback Of Anger, des brésiliens Age Of Artemis, et enfin du compositeur et multi-instrumentiste Fredrik Larsson avec son projet FreddeGredde.

Bonnes découvertes!

coverGroupe : Hemina
Album : Nebulae
Année: 2014
Origine: Australie
Genre: Dark Progressif
Groupes similaires : Haken, Evergrey
Liens : site officiel


Résumé
: Avec « Nebulae », les australiens d’Hemina confirment les excellentes critiques publiées à la suite du premier album intitulé « Synthetic » paru en 2012 (voir d’ailleurs mon billet à ce sujet ici). Un brin moins élaboré et moins sombre que son prédécesseur (il me semble) et bénéficiant d’une production plus cristalline, ce second opus explore à travers une nouvelle histoire conceptuelle toutes les richesses et tout le potentiel de notre musique favorite. Point de longueur et démonstration techniques inutiles, des harmonies instrumentales et vocales parfaitement équilibrées, des ambiances aux colorations très variées grâce notamment à un usage particulier des claviers et au duo de voix masculine/féminine entre le guitariste et compositeur Douglas Skene (son timbre vocal s’avère plus chaleureux que sur « Synthetic ») et la bassiste Jessica Martin, « Nebulae » prend tout naturellement sa place parmi les meilleures productions progressives de cette année.

Cover

Groupe : Flashback Of Anger
Album : T.S.R.
Année: 2014
Origine: Italie
Genre: Power, Progressif
Groupes similaires : Secret Sphere
Liens : site officiel


Résumé
: Dès les premières notes de « Mother’s Soldier », aucun doute ne peut subsister sur la provenance du groupe. En effet, le style et surtout le timbre vocal du chanteur nous conduisent vers la péninsule italienne où les formations pratiquant un power progressif sont légions. Parmi les ténors, citons DGM, Vision Divine, Secret Sphere, ou encore Ashent. Avec ce second opus, Flashback Of Anger peut également prétendre à une place de choix parmi les leaders de la scène italienne. Leur musique certes ne déborde pas de subtilités (l’aspect progressif me semble réduit par rapport à leur premier album « Splinter Of Life ») mais elle s’avère puissante et d’une efficacité redoutable. A noter la présence de l’incontournable Fabio Lione sur le titre « Black Prince ».

Age Of Artemis - The Waking Hour

Groupe : Age Of Artemis
Album : The Waking Hour
Année: 2014
Origine: Brésil
Genre: Power, Progressif
Groupes similaires : Angra, Aquaria
Liens : site officiel


Résumé
: Il y a un peu plus 2 ans, « Overcoming Limits », le premier album du groupe, produit par Edu Falaschi, avait déjà fait l’objet dans ce blog d’une chronique brève mais positive (voir ici). Pour cette nouvelle production, la recette concoctée par les brésiliens s’avère semblable, à savoir du power (pas trop) progressif (un peu) mélodique (surtout) fortement inspiré de leurs aînés et compatriotes d’Angra. Cependant, même si l’interprétation est sans faille, les soli de guitare harmonieux et frissonnant, les mélodies bien ficelées, l’album ne me procure pas autant de satisfactions que son prédécesseur. J’attendais sans doute plus d’audace et plus de références à leur pays d’origine, ainsi qu’un titre plus épique à l’instar de l’excellent « God, Kings and Fools » du premier opus. Mais ne vous méprenez pas, « The Waking Hour » reste tout de même un album au-dessus de la moyenne et agréable à écouter et puis, cela nous permet de patienter encore quelque peu avant de pouvoir goûter à des nouvelles discographiques de leurs aînés susmentionnés.

FreddeGredde - Brighter Skies

Groupe : FreddeGredde
Album : Brighter Skies
Année: 2014
Origine: Suède
Genre: Rock Progressif
Groupes similaires : Ayreon
Liens : site officiel


Résumé
: A l’instar du français Philippe Luttun dont je vous recommande par ailleurs non seulement l’album « Taste of Wormwood » (voir billet ici) mais aussi et surtout « Ring Down The Curtain » (à mon sens supérieur), voici à nouveau un artiste compositeur et multi-instrumentiste réalisant ses projets dans leur entièreté seul, assumant également les parties vocales. La musique de ce suédois dont le vrai nom est Fredrik Larsson, est un enchantement pour nos ouïes. Œuvrant dans un registre plutôt rock progressif à tendance folk, l’album contient néanmoins de nombreuses touches métalliques dont la virtuosité rappelle quelque peu Dream Theater. La légèreté du timbre vocal de Fredrik (celui-ci s’écarte sensiblement de ce que l’on a l’habitude d’entendre) confère à l’ensemble une douceur très agréable à écouter même dans les passages plus enlevés. A noter un dernier titre de toute beauté intitulé « Ocean Mind » et long de plus de 18 minutes.  Je vous invite vivement à découvrir sans tarder cet artiste via son site officiel.

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Hemina – Nebulae

2 ans après l’excellent « Synthetic » (voir ma chronique ici), le groupe progressif australien Hemina sortira son nouvel opus intitulé « Nebulae » le 19 août prochain via le label Birds Rose. Voici la liste des titres et le clip video du morceau « Freedom » (il vous suffit de cliquer sur le lien correspondant dans la liste)

Hemina - Nebulae

Hemina – Nebulae (2014)

01. Before
02. Nightlives
03. Freedom
04. Lust
05. Soulmates
06. Strength
07. Loss
08. Hope
09. Promise
10. Otherworldly

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Ce que je pense (brièvement) de … (5ème partie)

24 août 2012 1 comment

Cette série pourrait s’intituler « Chroniques tardives… » vu le nombre de semaines qui se sont écoulées depuis la parution de la plupart des albums qui y sont repris. J’avais entamé l’écriture de ce billet il y a près de 2 mois… et depuis, évidemment, certaines humeurs ont évolué… Vous pourrez notamment le constater dans la 1ère chronique ci-dessous.

 

Le mois d’avril ayant été assez fourni en nouvelles acquisitions progressives, il m’a fallu répartir les brèves chroniques relatives à ce mois sur plusieurs billets. Je le terminerai en 2 parties. Une première dans ce post en abordant les albums de Hemina et de Arjen Lucassen, une seconde dans un post suivant avec Suspyre et Status Minor.

Hemina – Synthetic

Hemina - Synthetic

Hemina, groupe originaire d’Australie, confirme la forme actuelle du métal australien et l’émergence de nouveaux talents progressifs, la plupart développant un style souvent personnel. Parmi mes récentes découvertes ou acquisitions, je citerais Divine Ascension, Alpine Fault, Chaos Divine, Caligula’s Horse, Arcane ou encore parmi les plus anciens, Voyager. D’une durée de près de 78 minutes, ce premier album intitulé « Synthetic », concept ambitieux relatant la vie d’un ange condamné à vivre dans notre société moderne, recèle tous les ingrédients que l’on se doit d’attendre d’une œuvre progressive majeure et de qualité. A savoir, une musique élaborée aux multiples variations d’ambiance (souvent sombres et empruntes de mélancolies), des musiciens maitrisant leur instrument avec une aisance technique remarquable mais aussi avec énormément de finesses mélodiques, des morceaux épiques entrecoupés d’interludes, alternance de passages acoustiques et plus nerveux, de l’orchestration, conférant à l’ensemble une diversité de nuances et d’atmosphères intenses en émotions. La production signée Douglas Skene, maître d’œuvre du groupe (il est à la fois vocaliste, guitariste, claviériste et principal compositeur), est irréprochable et le mixage assuré par Tommy Hansen est gage de la qualité sonore de cet opus. L’on pourrait regretter peut-être une certaine froideur non seulement dans la musique mais également dans le chant de Douglas. Même si certaines de ses intonations sont proches de celles du chanteur de Seventh Wonder, elles manquent cependant d’un peu de chaleur. Un tel album ne s’apprivoise pas facilement, à l’instar de « Visions » des anglais d’Haken par exemple, il faut du temps pour en digérer toutes ses subtilités surtout de par sa longueur. Et j’avoue avoir eu énormément de mal à accrocher et à l’apprécier à sa juste valeur au début mais ce sentiment aujourd’hui (4 mois plus tard!) est révolu. Au fur et à mesure des écoutes, l’album s’est bonifié. C’est pourquoi, je viens seulement de l’ajouter dans la liste des meilleurs de cette année.

Arjen Lucassen – Lost In The New Real

Je ne vous cache pas ce que fut mon scepticisme face à ce premier effort en solo de notre cher blondinet hollandais, et cela même avant d’en faire l’acquisition, d’autant que ses 2 précédentes réalisations (Guilt Machine et le « Victims Of The Modern Age » de Star One ») ne m’avaient guère impressionné, me laissant même dubitatif quant à sa capacité à se renouveler. Les différents extraits disponibles à l’écoute avant la sortie de l’album méritaient d’être clairs sur son orientation musicale et l’objectif d’Arjen: se faire plaisir en proposant une musique inspirée toute droite de ses goûts artistiques. Il suffit de lire le titre du second morceau pour être fixé sur la marchandise: « Pink Beatles In A Purple Zeppelin ». Arjen mettait donc en évidence ses préférences musicales pour nous pondre une œuvre progressive plutôt rock que métal. L’écoute des premiers extraits confirmaient mes craintes… Les premières écoutes de l’album après achat aussi… Mais, devant ce sentiment de déception, j’ai décidé de laisser murir mes humeurs et de faire abstraction de ce que j’attends habituellement d’un album de cet artiste plutôt hors norme… et grand bien m’en a pris car je dois réviser mon jugement maintenant. En effet, Arjen, même si on peut lui reprocher d’utiliser toujours les mêmes artifices sonores et vocaux, n’a pas son pareil pour créer des œuvres conceptuelles et complètes aux ambiances très science-fiction. La base musicale de « Lost In The New Real » est donc plus rock à l’atmosphère floydienne avec moins de guitares tranchantes et de riffs acérés … Et la sauce a fini par prendre. L’ensemble est assez léger mais contient quand-même ci et là quelques belles envolées guitaristiques comme sur le titre éponyme. A noter, le second CD constitué de reprises et notamment le cultissime « Veteran Of The Psychic Wars » de Blue Öyster Cult (un de mes titres favoris toutes catégories confondues), interprété de manière magistrale. Au final donc, un album plutôt agréable à écouter et une place logique dans les meilleurs de l’année.

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