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Brèves humeurs de fin d’année… (2)

Au menu de ces humeurs, Absolute Priority et Metaphysics, 2 jeunes groupes italiens, et une de mes plus belles découvertes de cette fin d’année et élue coup de cœur du mois d’octobre, à savoir Thank You Scientist.

Absolute Priority – Hunter

Absolute Priority - Hunter

Récemment, lors d’une recherche sur le net, je suis arrivé sur le site du label italien Revalve Records (voir ici) qui proposait dans son catalogue quelques nouveautés progressives des plus attractives. Ainsi, je ne tardai donc pas à commander le projet metal opera intitulé "Earthcry" avec quelques invités prestigieux dont notamment Damian Wilson et Mark Basile aux chants (voir annonce de l’album dans un billet précédent ici). Je n’en ai pas encore parlé mais sachez que cet album me semble supérieur au 3ème volet du projet Soulspell (pour comparer 2 opus se situant dans un même registre). Quelques jours plus tard, c’était au tour d’Absolute Priority, groupe italien, d’atterrir dans ma boite aux lettres avec une première œuvre intitulée "Hunter". Ici, point de surprise, nous avons affaire à tout ce qu’il y a de plus classique dans ce que l’Italie peut nous offrir en terme de musique progressive, power et mélodique. Notons que le chanteur possède un timbre vocal un peu nasillard, mais parfois proche de Geoff Tate (l’interlude musicale "My Reflection" rappelle d’ailleurs la glorieuse époque de "Operation Mindcrime" de Queensrÿche). Un tantinet plus progressif et moins speedé que certains groupes tels que Secret Sphere ou Vision Divine, Absolute Priority semble chasser sur les mêmes terres que bon nombre de ses compatriotes, mais avec suffisamment de qualités pour pouvoir y tenir une place non déméritée. Pas vraiment de titres faibles et quelques compositions parviennent à émerger du lot comme par exemple "L.O.S.T" ou encore "Bloody Tapes". Voilà donc un album ne débordant pas, il est vrai, d’originalité, mais se situant cependant au dessus de la moyenne. Au final, il constitue pour moi une bonne surprise.

Thank You Scientist – Maps Of Non-Existent Places

Digipak 4P 1CD

Je ne sais pas si on peut parler d’O.M.N.I (objet musical non identifié) mais toujours est-il que dans la vague des groupes inclassables ou du moins difficiles à étiqueter, la jeune formation américaine originaire du New Jersey Thank You Scientist, est parvenu rapidement avec son premier album "Maps Of Non-Existent Places" (un précédent Ep intitulé "The Perils of Time Travel" est juste sorti auparavant en janvier 2011) à titiller suffisamment ma sensibilité musicale pour que cette œuvre jouissive soit irrémédiablement une de mes (si pas la) plus belle(s) découverte(s) de cette année. Et cela, grâce à une musique complexe, harmonieuse, fraîche, percutante, savant mélange de progressif, de fusion, d’expérimental, ou encore d’éléments funks et psychédéliques. Cette richesse musicale s’exprime notamment au travers de la composition unique de ce septuor. En effet, en plus du chant (Salvatore Marrano) et des 3 instruments de base que sont la guitare (Tom Monda), la basse (Greg Colacino) et la batterie (Odin Alvarez), Thank You Scientist comprend également un violoniste (Russell Lynch), un trompettiste (Andrew Digrius) et un saxophoniste (Ellis Jasenovic). Difficile de le comparer à un autre groupe, cependant, alors que certains décrivent leur musique comme une synthèse de Coheed And Cambria, de Chicago, de Frank Zappa ou Mars Volta, je retrouve ci et là, quelques touches de Diablo Swing Orchestra (notamment sur leur dernier opus "Pandora’s Pinata", de par les instruments à vent et certains sonorités latino-américaines) mais sans tout le côté théâtral et lyrique. Leur musique est énergique, brillante, et servie par une interprétation sans faille tant vocale qu’instrumentale. Pour vous en persuader, écoutez les titres "Blood on the Radio" (plus de 9 minutes de délires musicaux mais parfaitement maitrisés), "Carnival" ou encore le superbe "In The Company Of Worms" avec son introduction façon "banjo" et ses harmonies de toute beauté. Si vous n’êtes pas hermétique à une musique sophistiquée, moderne et innovatrice, "Maps Of Non-Existent Places" s’avère un achat plus que recommandable. Afin de vous en convaincre, découvrez l’album dans son intégralité sur le site bandcamp du groupe à cette adresse:

Thank You Scientist sur bandcamp

Metaphysics – Beyond The Nightfall

Metaphysics - Beyond The Nightfall

Second groupe italien de cette chronique, Metaphysics officie plutôt dans un registre progressif plus sophistiqué que Abstract Priority, proche dans l’esprit (en qualité, c’est une autre paire de manches…) des ténors américains Dream Theater, un peu à l’instar de leurs compatriotes d’Ashent mais cependant avec un tout petit peu plus de réussite mélodique que ces derniers. En effet, même si l’arrivée au poste de chanteur de Titta Tani pouvait augurer du meilleur, je n’arrive toujours pas après de nombreuses écoutes à accrocher à l’album “Inheritance” (pas plus d’ailleurs qu’au précédent et bien nommé “Deconstructive”), lui reprochant principalement une musique sensiblement dé-structurée, dénuée d’émotions, faisant la part belle à la technicité, et dont il est difficile d’en retenir une quelconque mélodie. Oui, Ashent me déçoit car je crois ce groupe capable avec son potentiel, de nous offrir mieux. Quant à nos moutons, à savoir Metaphysics et leur premier opus intitulé “Beyond The Nightfall”, le même genre de sentiments m’anime. Produit par le guitariste et compositeur Simone Fiorletta (Moonlight Comedy, No Gravity), l’album s’inscrit dans la lignée des productions progressives métalliques des années 90 dont le fer de lance est sans conteste “Images And Words” de qui vous savez. Nous ne pouvons nier le savoir-faire des italiens, leurs capacités instrumentales, la maîtrise vocale (sans être extraordinaire) du chanteur Davide Gabriele, et l’effort consenti pour aboutir à un travail soigné et élaboré. Mais cependant, la plupart des titres semblent également se perdre dans des méandres techniques sans avoir de direction musicale claire, et souffrent d’un manque de construction harmonieuse. Comme cela arrive fréquemment dans ce style ô combien pointu et exigeant, j’ai la désagréable sensation de n’en retenir pas grand chose à la fin de l’écoute. Bref, un album légèrement moins tortueux que celui d’Ashent, mais pas suffisamment abouti pour figurer parmi les bonnes sorties de cette année.  

Voilà, c’est sur ce billet, sans doute le dernier de cette année que je vous souhaite dors et déjà un bon réveillon et une excellente année 2013. A bientôt pour d’autres humeurs et bien sûr pour le très attendu Best Of 2012.  

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