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Ce que je pense (brièvement) de … (fin)

Ce billet termine donc la série “Ce que je pense (brièvement) de …”, mais pas d’inquiétude, cela ne signifie nullement que je ne vous livrerai plus mes humeurs musicales à propos de certaines productions progressives (ou autres), les prochaines se concentreront principalement sur les mois de cet été.

Comme promis dans le précédent épisode, ce billet abordera les derniers albums de Suspyre et de Status Minor.

Suspyre

Suspyre

Depuis la sortie en 2007 de leur second opus intitulé « The Great Divide », Suspyre fait irrémédiablement partie de mes groupes progressifs favoris, non seulement parce qu’il comporte en son sein un guitariste (également compositeur et producteur) à la virtuosité impressionante tant ryhtmique que soliste en la personne de Gregg Rosetti mais aussi un chanteur au timbre vocal particulièrement chaleureux nommé Clay Barton. Le groupe représente à mes yeux le parfait croisement entre Dream Theater et Symphony X, un alliage entre sophistication et technique d’une part, mélodies et harmonies vocales d’autre part et donc une musique inspirée et source garantie d’émotions. Avec en outre, l’originalité d’ajouter dans sa palette sonore, un instrument plutôt inhabituel pour notre style musical favori (sauf dans les formations plus avant-gardistes comme Diablo Swing Orchestra), à savoir le saxophone. Celui-ci n’est pas du tout anecdotique puisqu’on le retrouve sur de nombreux titres de leur répertoire. Cela déroute aux premières écoutes mais apporte un côté jazzy non désagréable à l’ensemble. Ce 4ème album s’est fait attendre et apparemment, un problème de finances faillit même empêcher sa publication sur support physique. D’ailleurs, son package est plutôt minimaliste puiqu’aucun livret n’y est présent. Enfin, l’essentiel est le contenu et à ce titre, nous ne pouvons être déçus. Que du contraire, la recette n’a pas changé depuis le précédent opus « When Time Fades… ». Elle propose toujours comme ingrédients, des compositions élaborées et soignées, de multiples changements de rythmes, des variations de tempos, de la vélocité mais aussi quelques douceurs, de la longueur mais sans lassitude aucune ni répétitions, et le tout servi par un son de qualité et bien sûr des mains expertes. Il manque juste de l’orchestration alors qu’il y en avait assez bien auparavant. Je n’ai relevé aucun titre faible, la majorité d’entre eux sont d’une grande richesse musicale. Ecoutez pour vous en convaincre « Tranquility & Stress », l’épique « The Whispers Never Written » avec son violon ou encore « The Man Made Of Stone », le surprenant « Cancun »et le 4ème morceau intitulé « Still Blending The Violet », une fausse balade aux notes un peu jazzy rythmée par un saxophone mais qui évoluera plus nerveusement aux 2 tiers du titre. Je ne sais pas si ce dernier album dépasse le précédent mais Suspyre, malheureusement largement sous-estimé, reste un délice musical pour mes ouïes même si à priori plusieurs écoutes sont indispensables pour l’apprécier (mais je pense que c’est le cas pour la plupart des productions progressives majeures). Voilà donc un candidat sérieux pour le prochain Best Of annuel.

Status Minor – Ouroboros

Status Minor - Ouroboros

Encore un album qui s’est fait attendre… entre les premières prévisions et la date officielle de sortie, il s’est écoulé je pense près d’une année. Je serai très bref au sujet de ce 2ème album des finlandais de Status Minor. Non pas qu’il soit mauvais, que du contraire, mais il ne me semble point nécessaire de le détailler dans ses moindres détails vu l’aspect classique et relativement conventionnel de ce genre de production. En effet, nous avons affaire à une musique progressive dans la plus pure tradition scandinave, à savoir très efficace, très rythmée (les tempos oscillent entre moyens et rapides), à la production claire, et à la maîtrise instrumentale sans faille. La complexité ne prend pas le pas sur la mélodie et les refrains se retiennent rapidement. Je mettrais en évidence sur cet album les parties vocales non seulement du chanteur Markku Kuikka mais également celles de Anna Murphy (du groupe Eluveitie) l’accompagnant sur plusieurs titres dont notamment « Like A Dream » et l’interlude « Confidence And Trust ». Point de titre faible, des pièces relevées telles que « The Wind » ou encore le final plus épique « Sail Away » d’une durée de près de 11 minutes suffisent à le classer parmi les bonnes sorties de cette année. Les membres de Status Minor confirment donc les espoirs placés en eux à la suite de leur premier opus « Dialog » paru en 2009. Mais à l’avenir, il leur faudra développer un peu plus de personnalité si ils veulent un jour titiller les ténors du genre au sommet du panthéon progressif.

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