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Ce que je pense (brièvement) de … (5ème partie)

Cette série pourrait s’intituler « Chroniques tardives… » vu le nombre de semaines qui se sont écoulées depuis la parution de la plupart des albums qui y sont repris. J’avais entamé l’écriture de ce billet il y a près de 2 mois… et depuis, évidemment, certaines humeurs ont évolué… Vous pourrez notamment le constater dans la 1ère chronique ci-dessous.

 

Le mois d’avril ayant été assez fourni en nouvelles acquisitions progressives, il m’a fallu répartir les brèves chroniques relatives à ce mois sur plusieurs billets. Je le terminerai en 2 parties. Une première dans ce post en abordant les albums de Hemina et de Arjen Lucassen, une seconde dans un post suivant avec Suspyre et Status Minor.

Hemina – Synthetic

Hemina - Synthetic

Hemina, groupe originaire d’Australie, confirme la forme actuelle du métal australien et l’émergence de nouveaux talents progressifs, la plupart développant un style souvent personnel. Parmi mes récentes découvertes ou acquisitions, je citerais Divine Ascension, Alpine Fault, Chaos Divine, Caligula’s Horse, Arcane ou encore parmi les plus anciens, Voyager. D’une durée de près de 78 minutes, ce premier album intitulé « Synthetic », concept ambitieux relatant la vie d’un ange condamné à vivre dans notre société moderne, recèle tous les ingrédients que l’on se doit d’attendre d’une œuvre progressive majeure et de qualité. A savoir, une musique élaborée aux multiples variations d’ambiance (souvent sombres et empruntes de mélancolies), des musiciens maitrisant leur instrument avec une aisance technique remarquable mais aussi avec énormément de finesses mélodiques, des morceaux épiques entrecoupés d’interludes, alternance de passages acoustiques et plus nerveux, de l’orchestration, conférant à l’ensemble une diversité de nuances et d’atmosphères intenses en émotions. La production signée Douglas Skene, maître d’œuvre du groupe (il est à la fois vocaliste, guitariste, claviériste et principal compositeur), est irréprochable et le mixage assuré par Tommy Hansen est gage de la qualité sonore de cet opus. L’on pourrait regretter peut-être une certaine froideur non seulement dans la musique mais également dans le chant de Douglas. Même si certaines de ses intonations sont proches de celles du chanteur de Seventh Wonder, elles manquent cependant d’un peu de chaleur. Un tel album ne s’apprivoise pas facilement, à l’instar de « Visions » des anglais d’Haken par exemple, il faut du temps pour en digérer toutes ses subtilités surtout de par sa longueur. Et j’avoue avoir eu énormément de mal à accrocher et à l’apprécier à sa juste valeur au début mais ce sentiment aujourd’hui (4 mois plus tard!) est révolu. Au fur et à mesure des écoutes, l’album s’est bonifié. C’est pourquoi, je viens seulement de l’ajouter dans la liste des meilleurs de cette année.

Arjen Lucassen – Lost In The New Real

Je ne vous cache pas ce que fut mon scepticisme face à ce premier effort en solo de notre cher blondinet hollandais, et cela même avant d’en faire l’acquisition, d’autant que ses 2 précédentes réalisations (Guilt Machine et le « Victims Of The Modern Age » de Star One ») ne m’avaient guère impressionné, me laissant même dubitatif quant à sa capacité à se renouveler. Les différents extraits disponibles à l’écoute avant la sortie de l’album méritaient d’être clairs sur son orientation musicale et l’objectif d’Arjen: se faire plaisir en proposant une musique inspirée toute droite de ses goûts artistiques. Il suffit de lire le titre du second morceau pour être fixé sur la marchandise: « Pink Beatles In A Purple Zeppelin ». Arjen mettait donc en évidence ses préférences musicales pour nous pondre une œuvre progressive plutôt rock que métal. L’écoute des premiers extraits confirmaient mes craintes… Les premières écoutes de l’album après achat aussi… Mais, devant ce sentiment de déception, j’ai décidé de laisser murir mes humeurs et de faire abstraction de ce que j’attends habituellement d’un album de cet artiste plutôt hors norme… et grand bien m’en a pris car je dois réviser mon jugement maintenant. En effet, Arjen, même si on peut lui reprocher d’utiliser toujours les mêmes artifices sonores et vocaux, n’a pas son pareil pour créer des œuvres conceptuelles et complètes aux ambiances très science-fiction. La base musicale de « Lost In The New Real » est donc plus rock à l’atmosphère floydienne avec moins de guitares tranchantes et de riffs acérés … Et la sauce a fini par prendre. L’ensemble est assez léger mais contient quand-même ci et là quelques belles envolées guitaristiques comme sur le titre éponyme. A noter, le second CD constitué de reprises et notamment le cultissime « Veteran Of The Psychic Wars » de Blue Öyster Cult (un de mes titres favoris toutes catégories confondues), interprété de manière magistrale. Au final donc, un album plutôt agréable à écouter et une place logique dans les meilleurs de l’année.

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  1. 14 juillet 2014 à 17 h 05 min

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