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Quelques (brèves) chroniques de l’été

Comme la plupart d’entre-vous le savent, la rentrée en sorties métalliques et plus particulièrement progressives s’annonce bien chargée. Les prochaines semaines voient quelques grosses pointures débarquer avec un nouvel album annonçant du bon voire même du très bon. Il suffit de parcourir la liste des prévisions des mois de septembre et d’octobre pour comprendre que nous aurons une fin d’été assez chaude (ce sera toujours ça de pris sur la météo capricieuse de cette année…). Avant d’entamer donc les hostilités de cette rentrée, je vous livre un peu tardivement, je le concède (et cela devient une très mauvaise habitude), mon avis sur certaines productions acquises ces 2 derniers mois.

Il s’agit de Symphony X, Eumeria et Consortium Project. Pour d’autres tels que « Outcast » du groupe grec Innosense et le dernier Devin Townsend « Deconstruction », j’en ai déjà dit tout le bien que je pensais dans un billet consacré à l’album du moment (voir ici), je n’y reviendrai donc plus. De même, certaines acquisitions estivales telles que Sun Caged, Communic ou encore Karmakanic doivent aussi passer à la trappe par manque de temps… J’espère tout de même pouvoir poster prochainement une chronique du dernier album des mexicains d’Agora et vous présenter également 2 excellentes productions belges, à savoir Zero Gravity et Epysode, avant d’attaquer les mastodontes de ce mois de septembre…

Symphony X – Iconoclast

Symphony X - Iconoclast

Chroniquer le dernier album d’un groupe que l’on adule depuis quelques années maintenant n’est pas chose aisée surtout si celui-ci s’est fait attendre longuement car maintes fois retardé et que les 2 dernières réalisations s’étaient quelque peu éloignées musicalement parlant de leur chef d’œuvre ultime qu’est « V – A New Mythology », laissant un peu de côté leur côté néo-classique pour favoriser d’avantage le côté power progressif.

Alors, quel est le verdict me demandez-vous? Et bien, même si de manière générale la qualité de l’album est indiscutable, mon sentiment est toutefois mitigé. En effet, pris indépendamment les uns des autres, chaque titre apporte son lot de puissance, de changements de rythmes judicieux, de riffs efficaces, le tout interprété par des musiciens hors pair avec une production en béton. Bref, la mécanique est bien huilée… mais peut-être un peu trop… Les morceaux s’enchainent les uns après les autres tous quasiment selon le même schéma avec la sensation même après plusieurs écoutes de n’en avoir pas retenu grand chose. L’album manque de diversité non seulement dans les compositions (Romeo semble écrire également de manière mécanique au détriment de la passion et des émotions) mais aussi et surtout dans l’interprétation de Russell Allen. Son chant peu varié, presque exclusivement rageur, me fait sincèrement regretter l’époque de « V »…

Quoi? Autant de critiques alors que l’album avait intégré la liste des élus du moment me rétorquerez-vous? C’est vrai, je suis peut-être sévère et de nouveau, « Iconoclast » est loin d’être un mauvais album, que du contraire. Celui-ci d’ailleurs commence de bien belle manière avec le titre éponyme épique et puissant. De plus, la durée totale de la version digipack (2 CDs avec 3 titres supplémentaires par rapport à l’édition standard) pouvait laisser présager de grands moments progressifs… Mais j’en attendais autre chose, plus de variétés et de subtilités dans les compositions, quelques touches néo-classiques, un instrumental ou l’autre, des transitions ou interludes entre certains titres, et un Russell au registre beaucoup plus mélodieux.

Je conclurai de la même manière que j’ai commencé cette brève chronique, il est en effet souvent difficile d’émettre un avis sur le nouvel album d’un groupe de référence tant il est attendu au tournant et surtout si il semble stagner depuis quelques productions même si celles-ci s’avèrent toujours de qualité supérieure à la moyenne… un peu à l’instar de Dream Theater … tiens tiens, que va justement donner le prochain opus de ces derniers à paraitre… hier! … mais ceci est une autre histoire…

PS: Je viens en fait de l’acquérir et la première écoute me semble positive… mais ce n’est qu’ un premier avis à froid et il est fréquent que celui-ci diverge par la suite lorsque j’aurai assimilé l’album dans son entièreté.

Eumeria – Rebel Mind

Eumeria - Rebel Mind

Après le groupe grec Innosense, la deuxième belle découverte de cet été se nomme Eumeria, en provenance des US et mené main de maitre par le claviériste Bobby Williamson officiant également dans Outworld avec le talentueux guitariste Rusty Coley. Il ne faut certes pas espérer avoir dénicher la perle rare ni une formation au style novateur et original mais cependant, leur musique à la fois technique et mélodique se situe largement au dessus de la moyenne, tout en respectant la plus pure tradition progressive et métallique américaine. Je ne citerai donc nullement le nom de leur principale source d’inspiration tant cette référence est la plupart du temps omniprésente que ce soit au niveau des compositions, du jeu des guitares et des claviers mais aussi par la tonalité et le timbre de voix du chanteur Jonny Tatum. Même si l’on pourrait donc regretter un manque d’identité, ces américains nous ont livré une très bonne première production où se retrouvent la plupart des ingrédients propres à notre musique favorite, à savoir des compositions complexes mais non dénuées de mélodies, de superbes harmonies, des changements de rythmes et de belles envolées instrumentales. C’est donc tout naturellement que je l’ai intégré dans la liste des meilleures sorties de cette année.

Consortium Project V – Species

Consortium Project - Species

J’attendais la conclusion de la saga Consortium Project avec grande impatience tant la qualité de la musique croissait au fur et à mesure des albums (hors mis le précédent et 4ème chapitre que je ne connais pas en profondeur mais qui m’avait semblé s’éloigner de la tendance progressive des premiers albums pour proposer une musique plus simple) pour atteindre un excellent niveau avec « Terra Incognita » paru en 2003.

A nouveau, Ian Parry s’est entouré d’une belle brochette de musiciens tels que l’habituel Stephan Lill, guitariste et compositeur talentueux du groupe allemand Vanden Plas, Kris Gildenlöw de Pain Of Salvation ou encore le batteur Casey Grillo de Kamelot. Avec ce chapitre final, Ian Parry revient donc à une musique progressive plus inspirée que sur “Children Of Tomorrow”.  Et pourtant, les premières écoutes furent quelque peu décevantes, ne laissant rien transparaitre de transcendant ni de titres exceptionnels, voire même suffisamment forts pour qualifier cet album de remarquable. Et puis, une écoute plus attentive, le casque branché sur l’amplificateur, vinrent changer petit à petit ce sentiment de déception. La première constatation concerne la production. Puissante et claire, celle-ci met en évidence l’excellent travail des musiciens non seulement des guitaristes que ce soit en rythmique ou dans les parties solistes mais aussi du côté du marteleur Casey Grillo. Agrémentés de choeurs et de belles voix féminines, les premiers titres s’enchainent de manière agréable et parviennent à imposer un rythme élevé. Malheureusement, celui-ci semble s’essouffler pendant 3 morceaux (du 6ème au 8ème) pour ensuite retrouver un bon niveau sur “Silence Calling”. En conclusion, ce n’est sans doute pas le meilleur épisode de la saga, il y manque un peu plus de diversités, de subtilités et de la constance dans l’intensité des compositions, mais l’ensemble se situe au dessus de la moyenne des sorties métalliques et progressives.

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  1. LOIC
    13 septembre 2011 à 18 h 34 min

    BONJOUR PAPIPOROG,
    je viens juste de lire ton article et enfin je trouve quelqu’un qui n’encense pas le dernier album de S.X.
    Tout comme toi je suis nostalgique la période « V » et même avant. Il est vrai que l’album est plaisant à écouter mais le chant est un peu trop rugueux, sauvage. Certes il faut des passages énergiques mais l’album semble tourner en rond, chaque morceau apporte son riff de « killer » mais bien vite on commence à se lasser de tous ses artifices. J’écoute toujours l’album mais certains morceaux font l’impasse sur ma platine. Il est vrai qu’en général ce groupe est à voir sur scène pour comprendre la dimension des morceaux. Malgré tout je suis un peu déçu de l’album.
    L’album de SUN CAGED en revanche n’a cessé de tourner sur ma platine. Bon on joue peut-être dans une autre catégorie mais pour ma part il s’agit du 3ème album que LEMUR VOICE aurait pu sortir. J’adore le morceau de 18 minutes sur la fin de l’album, tout y est pour moi, mélodie, technique, ambiance ect…. Ceci n’est qu’un avis mais cet album m’a beaucoup touché et me touche encore.

    Sinon tout comme toi j’ai bcp investi dans les sorties ces derniers temps.
    J’ai beaucoup apprécié EUMERIA, INNOCENSE, NEAL MORSE (testimony 2), EDEN CURSE,etc il y en a tellement….
    J’ai été touché par les décès de ANDREW MAC DERMOTT et JANI LANE.
    Deux chanteurs différents mais au combien talentueux. J’ai vu trois fois THRESHOLD en concert et à chaque fois ce que j’appréciais, c’était que le chanteur était capable de retranscrir le chant des albums sans problème. En outre il chantait toujours avec ses tripes. RIP
    Pour JANE LANE, cela me rappelle mes jeunes années HARD FM US. Du coup je me suis replongé dans la discographie de WARRANT et je n’ai pas oublié d’écouter TRIXTER, DAMN YANKEES, BAD ENGLISH, LOVE/HATE….
    Mais mon préféré restes les BULLETS BOYS (tiens le batteur est décédé ce mois ci.. Quelle année..) Je suis un grand fan de MARC TORIEN; j’adore sa voix. D’aiileurs à leur sujet je viens d’acquérir ce jour par le site de CLEOPATRA RECORD le dernier BULLET BOYS qui est un album de reprise de standard américain (BON JOVI, MOTLEY CRUE, JOURNEY….)
    Pour clore ma missive, j’attends le coffret collector de DREAM THEATER pré-commandé , mais je n’ai pas pu résister dans l’achat du CD .
    Mes premières impression sont positives. Il me reste l’épreuve du casque pour déceler toutes les nuances.
    Bon je retourne écouter de la musique (j’en profite, ma fille est chez ma mère et ma femme rentre tard du travail !!!!!!!). Tiens je vais écouter STRANGEWAYS en live au firefest. J’adore TERRY BROCK…
    A BIENTOT
    VIVE LA MUSIQUE
    VIVE LE PROG ET CONSORT…

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