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Kamelot – Poetry For The Poisoned

Débordé, je l’avoue, par l’afflux de nouveautés métalliques ces dernières semaines, j’ai quelque peu tardé à poster la chronique du nouvel album de Kamelot, alors que celui-ci est sorti il y a près de 2 mois maintenant, et que quelques écoutes ont été largement suffisantes pour m’en faire une idée claire et précise.

Kamelot - Poetry For The Poisoned

J’en attendais énormément de ce “Poetry For The Poisoned” tant je fus assez déçu par son prédécesseur “Ghost Opera”. Même si ce dernier contenait quelques belles pièces comme “Rule The World”, le titre éponyme ou encore “Up Through The Ashes”, il n’atteignait cependant pas le niveau de qualité de “Black Halo” ni même celui d’ “Epica”, et la production signée encore de main de maître par Sasha Paeth, privilégiait cette-fois nettement les arrangements et les orchestrations sophistiqués au détriment de compositions inspirées.

Et malheureusement, ce nouvel opus de Kamelot confirme cette tendance. A savoir des mélodies axées principalement sur les arrangements avec les claviers comme instruments centraux, et non les guitares. Cependant, l’ensemble des compositions à mon avis, voit leur niveau se rehausser quelque peu. L’album se veut plus sombre (déjà par la cover) et certains titres rappellent “March Of Mephisto” (l’un de leurs meilleurs morceaux je pense) comme par exemple le premier intitulé “The Great Pandemonium” avec son mid-tempo, ses voix “death” exécutées par Bjorn Strid de Soilwork, et son atmosphère pesante. Une excellente entrée en matière et un des titres forts de l’album, mais premier constat d’un son de guitare trop en retrait au profit des arrangements. “If Tomorrow Came”, le second morceau continue sur la lancée. Un bon titre mais à nouveau, un manque de relief dans la sonorité des différents instruments. Second constat négatif qui va se révéler de plus en plus flagrant au fur et à mesure de l’écoute, un sentiment d’un travail parfois inachevé ou bâclé comme par exemple sur le solo de guitare qui commence superbement mais d’une durée beaucoup trop courte, et l’absence d’émotions. Même la prestation de Roy Khan est décevante car exécutée avec froideur et sans grande conviction. Passons sur “Dear Editor”, une interlude des plus classiques chez Kamelot pour arriver au 4ème titre intitulé “The Zodiac” avec son invité de marque Jon Oliva. Grâce à sa voix (exceptionnelle) et toute sa gravité, Jon accentue l’aspect sombre de l’album mais malheureusement n’arrive pas à effacer le niveau relativement faible de ce morceau très léger musicalement et au solo de guitare sans âme. “Hunter Season”, titre plutôt conventionnel pour ce groupe et “House On A Hill”, la balade traditionnelle avec Simone Simons, chanteuse d’Epica (et petite amie du claviériste Oliver Palotai pour la petite histoire) sont assez dispensables et n’offrent aucun moment d’émotions et de frissons. Avec le 7ème morceau “Necropolis”, nous retrouvons un titre mid-tempo dans la lignée du premier et rappelant donc l’époque “Black Halo”. Assurément un des meilleurs morceaux de l’album. Le changement de rythme et le solo de guitare se montrent cette-fois plus inspirés. Mais à nouveau, ces bonnes idées ne me semblent pas pleinement exploitées, et cela se confirme sur “My Train Of Thoughts”, le titre suivant assez moyen, au break et solo agréable mais cependant écourtés. “Seal Of Woven Years” n’apporte rien de neuf. Le titre éponyme “Poetry For The Poisoned”, découpé en 4 parties distinctes relativement courte chacune (une telle découpe se justifiait-elle?),  est la touche progressive de cet album. On y retrouve Simone en invitée avec une prestation plus convaincante que sur la balade “House On A Hill”. L’ensemble est travaillé, agréable, aux orchestrations toujours omniprésentes mais moins dominantes que sur les titres précédents. Assurément, le meilleur morceau de cet opus et digne d’un metal opera tels que Abydos ou Soulspell. L’album se clôture avec “Once Upon A Time”, titre de facture assez classique, et par le bonus européen “Where The Wild Roses Grow”, une composition de Nick Cave en duo avec une chanteuse au doux nom de Chanty Wunder. Et là je crie au scandale! En effet, l’édition japonaise elle, offre un instrumental “Thespian Drama” qui aux dires de certains webzines ayant fortement critiqué cet album, rassure sur l’état de santé de nos chers musiciens américains. Alors pourquoi n’avons-nous droit qu’à cette reprise certes non désagréable, mais sans charisme et trop légère pour notre appétit métallique féroce!

En conclusion, il est peut-être grand temps pour Kamelot de se renouveler et se détacher de son producteur attitré Sasha Paeth, un peu à l’instar d’Iron Maiden vis à vis de Kevin Shirley, pour éviter de produire à nouveau une musique souvent étouffée et affaiblie par les nombreux arrangements et risquant de devenir de plus en plus stérile. En tout cas, comme je l’ai déjà annoncé dans un billet précédent, et même si je lui reconnais une qualité moyenne au-dessus de celle de “Ghost Opera”, ce dernier album de Kamelot constitue une des grosses déceptions de cette année.

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